Trouver une meilleure solution pour intégrer les handicapés dans la vie active relève de la responsabilité, d'un côté, des pouvoirs publics pour l'instauration d'un cadre légal et structurel facilitant ladite intégration, et de l'autre, des acteurs économiques comme les entreprises et les organismes publics et privés pour l'accueil du salarié et l'effectivité de l'insertion. Pour sa part, le demandeur se doit d'acquérir la qualité de travailleur handicapé pour pouvoir jouir de ses droits.
Situation actuelle des handicapés face à l'emploi
Les employés handicapés et leur situation
Une personne peut être handicapée psychiquement ou physiquement lorsqu'elle est victime de l'altération d'une ou de plusieurs de ses fonctions motrices. Il convient avant tout de préciser qu'une personne handicapée est un citoyen à part entière et devra en conséquence jouir pleinement du droit à l'emploi, à moins d'une preuve de son invalidité totale. Les chiffres montrent toutefois que la réalité est loin de se conformer à ce principe. En effet, la population handicapée active représente encore les 20 % des chômeurs en France, et parmi ces travailleurs handicapés en chômage, 43 % sont sans emploi depuis plus d'un an. La principale raison en est la réticence des employeurs à l'embauche, en considérant le handicap comme un obstacle non négligeable dans l'accomplissement des tâches à exécuter. On note que le transport et le commerce représentent les secteurs qui recrutent le moins de salariés handicapés.
Le cadre actuel de gestion des travailleurs handicapés
La reconnaissance du travailleur handicapé
Une personne salariée possède le statut de travailleur handicapé lorsque sa situation correspond à au moins une caractéristique parmi celles décrites par l'article 323.3 du Code du Travail. Sont ainsi concernés les titulaires d'une pension d'invalidité, de la carte d'invalidité ou de l'Allocation Adulte Handicapé ou AAH, les pensionnés de guerre ou assimilés, les victimes d'accidents de travail à incapacité permanente d'au moins 10 %, et les personnes ayant obtenu la reconnaissance de la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées ou CDAPH, en tant que travailleurs handicapés. Par ailleurs, en fonction de son degré d'incapacité, le travailleur est classé dans l'une des catégories A, B ou C, qui représentent respectivement les handicaps léger, modéré et lourd. C'est la Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel ou COTOREP qui se charge de l'estimation du taux d'incapacité de l'employé.
Les droits du travailleur handicapé
Une première mesure prise à l'endroit des concernés est leur orientation par la CDAPH vers un cadre de travail adéquat, à savoir un Etablissement ou Service d'Aide par le Travail ou ESAT, un atelier protégé, un Centre de Distribution de Travail à Domicile ou CDTD, un centre de stage de formation ou de rééducation professionnelle, ou encore une entreprise sous contrat d'accueil des handicapés. On leur offre aussi le bénéfice d'accéder au réseau de placement Cap Emploi de l'Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées ou AGEFIPH. Par ailleurs, certains métiers, aménagés ou non, sont proposés par la fonction publique et sont accessibles, soit par voie de concours, soit par contrat spécifique. Il est également important de savoir que toute entreprise employant au moins 20 salariés, qu'elle soit privée ou publique, à caractère industriel ou commercial, est soumise au dispositif légal de l'obligation d'emploi, avec un taux minimal de recrutement des handicapés s'élevant à 6 %. Enfin, diverses formes d'aides sont destinées au travailleur, comme la prime à l'insertion, l'allocation compensatrice pour frais professionnels et le complément de rémunération.
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