A priori, il existe plusieurs méthodes d’interprétations. Notamment, on distingue l’interprétation consécutive, l’interprétation simultanée, l’interprétation de liaison, le chuchotage... L’interprétation consécutive se résume à reprendre le discours d’un orateur dans une autre langue après l’intervention de celui-ci. Si nécessaire, l’interprète peut prendre des notes au cours du discours original afin de bien respecter les idées évoquées par l’orateur principal. Concernant l’interprétation simultanée, l’interprète traduit l’exposé de l’orateur au fur et à mesure qu’il parle. Généralement, elle est utilisée dans les grandes conférences internationales et elle nécessite l’utilisation d’un microphone et d’un casque au moyen desquels l’interprète transmet le discours dans la langue du participant. Quant au chuchotage et à l’interprétation de liaison, le procédé est le même, puisque l’interprète doit maîtriser au moins deux langues pour servir de lien entre les intervenants. L’interprétation de liaison est surtout utilisée dans des négociations internationales, tandis que le chuchotage à l’oreille du récepteur est plutôt rencontré dans certaines conférences ou certaines simples conversations.
Le métier d’interprète inclut une grande responsabilité en soi, car chaque intervention d’un locuteur doit être parfaitement retransmise à son ou à ses auditeurs de manière correcte et sans aucune déformation d’idées. Outre la sémantique, l’interprète doit veiller à bien transmettre le non-verbal échangé au cours de la conversation ou de la conférence : les gestes, l’intonation de la voix, les émotions... Par conséquent, un tel rôle nécessite non seulement de solide base culturelle mais aussi de très fortes capacités intellectuelles.
Le bon profil pour un interprète qualifié
La maîtrise parfaite de plusieurs langues étrangères (à l’écrit comme à l’oral) constitue l’une des compétences fondamentales exigées pour devenir un bon interprète. Une culture générale de haut niveau est également indispensable de telle sorte que l’interprète soit toujours au courant de tous les sujets abordés lors d’une intervention donnée.
Un interprète doit par ailleurs posséder une très forte personnalité, afin de se conformer aux règles de déontologie auxquelles il est soumis. Les caractères dont il doit posséder sont alors : une grande maîtrise de soi, une discrétion totale, une faculté de concentration élevée, une habileté intellectuelle et une forte capacité d’adaptation, une politesse exemplaire, …
Une présentation impeccable et une grande disponibilité temporelle constituent des atouts majeurs dans le métier d’interprétation. Cela confirmerait encore plus le dévouement de l’interprète à bien faire son travail et à satisfaire au mieux ses clients.
Renseignement sur la formation des interprètes
La durée de formation pour devenir interprète dépend de l’objectif de chaque étudiant. Pour une formation universitaire de 3 ans, il devient un bachelier de transition en traduction et interprétation. Avec deux ans de plus, il obtient un diplôme de master en interprétation. Tout au long de sa formation, un apprenti interprète doit généralement suivre divers programmes théoriques et pédagogiques, notamment des enseignements linguistiques, juridiques, économiques… Par ailleurs, un stage à l’étranger est indispensable afin d’améliorer la qualité d’élocution et la faculté d’écoute du stagiaire.
