RACHAT DE CREDIT, cas de monsieur Michel

Deux ans, c'est un court temps pour pouvoir construire une vie autonome digne de ce nom. Monsieur Michel a un salaire moyen, ce qui lui garantit un niveau de vie correspondant. Normalement, le début d'une vie indépendante signifie manque d'équipement matériel, de confort… puisqu'on vient à peine de commencer son activité professionnelle rémunératrice. Pourtant, étant un jeune homme, monsieur Michel affiche des besoins matériels spécifiques, relatifs à ses goûts, à son âge, à son mode de vie, et relatifs à une vie autonome débutante. Dès ses premiers salaires, le jeune homme a déménagé dans un appartement de surface moyenne, qui est acceptable du point de vue équipements sanitaires et confort général. C'est un appartement moderne. Son loyer est par conséquent relatif à son standing, mais monsieur Michel estime que vivre dans un bon appartement, même assez petit, relève déjà d'un confort de vie relatif. D'ailleurs, son éducation, sa culture, son niveau de formation etc… l'ont façonné de telle sorte qu'il ait un goût pour le confort. Toutefois, beaucoup de citoyens, sinon la plupart, ont ce même goût du confort, ceci peut-être parce qu'ils vivent dans une société moderne, avancée. Monsieur Michel paie donc un bon loyer, ce qui prend déjà une partie considérable de son salaire. Ceci est fréquent surtout quand on habite une ville comme Paris par exemple, et dans un quartier ni pauvre ni riche. Quand monsieur Michel commence à travailler, il n'a presque rien chez lui. Il n'a pas d'équipement de cuisine, il se faisait livrer ses repas de ses parents, les week-ends il déjeune chez eux. Il n'a rien, rien que ses vêtements et ses équipements sanitaires. Mais il n'y a rien de dramatique ni d'anormal à tout ça. C'est la logique du début d'une vie indépendante. Monsieur Michel économise dans un compte bancaire. C'est un comportement commun à la majorité des travailleurs. Il a commencé à le faire quelques mois seulement après qu'il ait commencé à travailler. Il y a un an, monsieur Michel se dit qu'il était temps pour lui de commencer à s'équiper, il pense notamment aux équipements de première nécessité, pour la cuisine, et quelques mobiliers. Il commande dans un catalogue de vente par correspondance quelques matériels : cuisinière mixte, four à micro-ondes, ustensiles de table, faitout, poêle, réfrigérateur moyen … Il passe la commande, et les matériels arrivent chez lui en vingt quatre heures. Le paiement de ceux-ci se fait à crédit, mensuellement. Mais il n'a pas encore de salle à manger. Pour cela, il va directement dans un magasin de meubles où il choisit une salle à manger pour quatre personnes, livrée également chez lui, mais qu'il a déjà payée « cash ». A partir de là le jeune homme dispose donc du strict nécessaire pour une autonomie totale. Deux mois après, il veut alors s'équiper en matériel électronique car ça semble lui manquer terriblement, étant un jeune homme. On peut même dire qu'il a du courage d'avoir pu attendre tout ce temps pour répondre enfin à ses besoins d'équipement électronique. Il a l'intention d'acquérir un écran plat, un lecteur DVD –vidéo, une chaîne compacte, un décodeur satellite. Toutes ces machines électroniques, il les achète également à crédit dans un grand magasin d'électroménager de la ville. Il se fait toujours livrer ses nouvelles acquisitions. Il installe tous ces équipements électroniques dans sa petite pièce à vivre, mais… presque à terre ! Le jeune homme n'a pas encore de mobilier ni de meuble spécifique pour les installer. Seul l'écran plat trône sur un « meuble » de fortune, parce que c'est plus cher. Monsieur Michel continue ainsi pendant plusieurs mois sans mobilier de salon, de meubles spécifiques pour ses appareils. Mais vint le moment où il en a finalement assez de voir un grand vide dans son petit living qui ne comporte que des appareils audio vidéo. Il décide qu'il va acquérir quelques mobiliers de salon, qui coûteront évidemment plus chers mais c'est le prix d'une vie de citoyen moderne. Cette fois il prend un crédit personnel auprès de sa banque. Il se déplace au magasin de meubles pour « voir de près » les mobiliers qu'il choisira. Cela fait, il les paie et se fait livrer dans la journée, comme toujours. Ces mobiliers sont composés d'un canapé et deux fauteuils en tissu, d'une table basse, d'un meuble TV vidéo, d'une petite bibliothèque qu'il ne remplira de livres qu'au deux dixième, et enfin d'un lit deux places et d'une armoire deux portes. Voilà le jeune beaucoup mieux équipé qu'au départ ! Ce n'était qu'une question de temps, mais aussi de moyens. Grâce au crédit il a pu satisfaire ses besoins matériels. Toutefois, avoir ouvert plusieurs crédits n'est pas sans avoir d'effet sur son budget mensuel. Monsieur Michel est chargé financièrement par les mensualités de remboursement des crédits qu'il a pris (achat à crédit équipements de cuisine, achat écran plat…, crédit personnel). Son niveau de salaire actuel ne lui permet pas de supporter ces charges multiples sans effet sur son reste à vivre et son épargne. Il recourt au rachat de crédit, en toute connaissance de cause. Il négocie un rachat des siens auprès d'un organisme spécialisé. On lui donne une bonne faveur. Il bénéficie ainsi d'une mensualité unique de remboursement ayant subi une réduction de soixante cinq pourcent, payable pendant six ans, ainsi que d'une trésorerie de dix mille euros. Le jeune homme est largement allégé financièrement après cette opération de rachat de ses crédits. Il peut économiser plus, et vivre mieux, il en a envie. Un jour il réalisera d'autres projets. Toute sa reconnaissance au rachat de crédit.
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